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Spécialement à :
Alekjandar et Milicia: A Belgrade
Je croise Alekjandar dans un ascenseur à vélo sur le pont de la Sava .Il me propose tout de suite de dormir chez lui . J’hésite une seconde. C’est la première fois qu’un inconnu me fait une telle proposition!
Il m’explique dans un anglais pragmatique qu’ils accueillent régulièrement des cyclo-voyageurs via le site warmshower ( une sorte de coach-surfing spécialisé pour les cyclistes). La première soirée il me raconte l’histoire de l’ex -yougoslavie à coup de rakhia (alcool digestif) puis de sa vie passée et présente.
Le lendemain il décide de remettre à neuf mon vélo durement éprouvé. Puis nous prenons un café au bord du Danube puis une soupe de poisson sur une restaurant flottant sur la Sava. Le Soir je rencontre le frère de Milicia , chanteur dans un groupe de métal orthodoxe. Nous échangeons énormément .Une montagne d’information et de générosité ! Une seconde nuit sera nécessaire.Le lendemain nous nous quittons après avoir abordé mille et un thème … Il me faudra une journée entière pour écrire ce brève et intense passage chez ce couple serbe d’une gentillesse infinie!
Au réparateur de vélo de Botevgrad
La veille une pièce très importante avait cassée . Marche forcée, en poussant mon vélo sur une route assez fréquentable mais peu fréquentables. Tous les kilomètres l’air de repos était occupé par un poids lourd transformé en bordel… Bref le lendemain je parcouru 15km pour rejoindre Botevgrad. Au hasard des rues , je tombe sur une minuscule boutique pour cycliste en détresse.
L’homme qui m’a remplacé la pièce cassé parlait un bon anglais . Quelques minutes suffisent pour saisir un peu de sagesse et culture aussi utile qu’une rustine .
Il m’offre service , pommes et champignons . Et un grand sourire !
Un chemin plus Underground que la roumanie . Des villages dépourvus de tout , des chevaux . Le temps des gitans . Puis une roue qui me dit merde . Une marche forcée au milieu d ‘une forêt dorées ou vivent des âmes esseulées . Des routiers culottés et des prostitués , elles , déculottées .Nuit glauque au feu de bois . Puis à Botevgrad , un sage répara ma machine à remonter le temps . La vie est un miracle . Bref tout ca c ‘est du cinema !
Hüseyin Çörekçi et sa famille
Quelques jours après mon séjour à Istanbul j’ai eu un grand coup de pompe . Le genre de chose qu’on ne veut pas subir lorsqu’on voyage à vélo . Un vent de face froid et très puissant s’était levé , histoire de rigoler…Pris de panique ne sachant pas ce qu’il m’arrive , je traversa la quatre voies déserte pour trouver de l’aide dans ce hameaux près de Gelibolu . Hüseyin est la première personne que je voie dans son jardin. Il m’annonce qu’il n’y a aucun médecin ici . Il me propose de boire un thé à l’intérieur , au chaud. La chaleur humaine m’aide à me sentir mieux . Très vite je comprends que ni lui , ni sa femme ne parle anglais .
Heureusement Google Translate est là ! Il me propose alors de cuisiner des dorades de la mer de Saros. Me voilà à vider et écailler ces poissons chez formidables inconnus ! Malgré une baisse de tension bien présente , je ne cache pas ma joie ! Nous buvons une bière pour l’occasion .Un bon gros repas s’ensuit. Il me propose de prendre une douche puis de me reposer dans la chambre d’amis . J’accepte avec grand respect Je me réveille quelques heures plus tard . Hüseyin est seul , sa femme et sa fille sont partis. Nous continuons donc à discuter grâce à Monsieur Internet . Je passe la nuit pour retrouver la forme .
Le lendemain matin son épouse et une autre femme prépare un petit déjeuner gargantuesque . Généreux , saint et surprenant . Un peu comme eux ! Vingt quatre heures après mon arrivée me revoilà en selle prêt à en découdre avec les éléments …
Ma cape s’est envolée…Bas les masques ! Dans le Far East des sheeps boys des chıcs hommes …Le vent sıffle sans fausse note . Ma tensıon faıt du yoyo. Alors que je touche le fond , que je touche Terre . J’échange avec cet ınconnu vıa Google Translate .Une scène d’Abyss dans les abîmes de l’humaın .Des yeux pétıllants et des sourıres partagés. Du thé , un poêle , Des rıres d’enfants. Ce n’est pas le crépuscules maıs l’aube qui éveıl , quı m’éveılle. Aınsı parlaıt Zarathoustra.
- Gökhan Topaloğulları
Le lendemain le vent a redoublé de violence . Impossible d’avancer. Je me pose dans un restaurant d’une station service. Après quelques heures d’attentes à boire du thé le “cuisinier” me propose de dormir ici si le vent ne se calme . Aurai-je accès aux cuisine ?
Mais vers le milieu un Gökhan entre en scène . Il vient réparer la porte qui s’ouvre sans cesse à cause de ce vent de folie. Il me propose alors de m’enmener à Keşan à 25 km de là . Je mets donc mon vélo dans sa voiture . Il ne parle pas un mot d’anglais mais il a trouvé un moyen de dialoguer avec moi. Il appelle sa cousine , interprète , qui lui envoie en retour un texto en anglais pour que je le lise. Quelques heures plus tard il me dépose devant le meilleur hotel de la ville. Sans atteindre le luxe du palace de Mestre , il contraste bien plus avec son environnement . D’ailleurs les clients sont étrangers ou sportif de haut niveau.
Bref après mettre installer confortablement je ressort pour aller au café internet à deux pas de là. Gökhan est là aussi . Nous commençons donc à échanger à coup de Google Translate , youtube , facebook et autres merveille universelle. Nous parlons de Mustafa Kemal (Atta Turk) , de la religion , de sa petite famille… Il m’invite au Kebab-restaurant. Une générosité incroyable , lui ne mange même …ce qui m’a gêné un temps soit peu. Mais c’est la tradition me dit -il. J’ai pu le voir à maintes occasion dans son pays.Après ce curieux mais sympathique repas nous retournons au café internet finir de discuter avant que je ne rejoigne mon hotel me reposer pleinement.Le lendemain j’entrai en Grèce.
- Petrikos dit “Peter”
Dans une ville grecque la meilleure façon de ne pas se perdre est de rejoindre au plus vite le front de mer . On y voit toute de suite plus clair pour saisir cette urbanisme alambiqué . A Thessalonique
- Morgane et Maxime
- Ernest et Esther Stern
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